Avec Daniel Berlioux, Benjamin Julia, Olivier Luppens, Marjorie Hertzog, Gaëtan Peau, Nadia Vadori
Texte, chorégraphie et mise en scène de Nadia Vadori
du 21 janvier au 13 février 2005
Après Motion et Motion, spectacle pour lequel elle a obtenu le prix “nouveau talent chorégraphie 2003” de la SACD, Nadia Vadori nous propose avec sa compagnie Les souliers rouges une nouvelle création : La Femme squelette et autres histoires.
Les contes et leurs images poétiques ont donné son nom à la compagnie, ils sont aujourd’hui le ciment de ce spectacle qui s’est construit en associant le texte, la chorégraphie, la vidéo, les images de synthèse et la musique électronique. La Légende de la femme squelette est un ancien conte inuit que Nadia Vadori a très librement adapté et sorti de son contexte nordique.
Elle s’est intéressée à la part trans-générationnelle du secret qu’il contient et l’a reliée à des thématiques contemporaines. Elle s’est inspirée également de plusieurs autres sources, contes, petites histoires de Tim Burton, mythe d’Ophélie... Le conte de la femme squelette sert alors d’infrastructure narrative. Son déroulement est traversé à plusieurs reprises par l’irruption d’histoires et de personnages satellites qui portent en eux les symptômes du non-dit lié à cette légende.
Dans cette constellation fantastique et humoristique de personnages décalés, poétiques ou perdus, un personnage (interprété par Daniel Berlioux) est différent des autres. Il danse une danse étrange ou schizophrène ou tendre, raconte son histoire, celle de la femme squelette... On ne sait pas s’il est vivant ou mort, en chair ou en esprit. Témoin de plusieurs âges, il a connu la femme squelette quand elle était une enfant, avant qu’elle ne soit jetée du haut de la falaise, il y a une éternité de cela...
Selon Nadia Vadori, “être en vie c’est être en rythme, quand on meurt on sort de la danse”. C’est avec cette pensée en tête qu’elle a fondé en avril 2001 la compagnie Les Souliers Rouges.
Elle s’est entourée d’interprètes avec lesquels elle s’aventure sur un territoire joué-dansé, composant avec les rythmes, les intensités émotives, les cycles et les contradictions. Elle explore les rapports du corps au langage et les langages du corps pour tenter un théâtre dans lequel les acteurs dansent : une danse de la vie en mouvement perpétuel.
