Faire danser les alligators sur la flûte de Pan

Décembre 2010 • le 17 à 20h au
Janvier 2011 • le 7 à 20h
Cie C.I.M (Résidence)

avec Denis Lavant

Résidence au Théâtre du Chaudron dans le cadre du dispositif "Plateaux solidaires" - ARCADI
Mise en scène et scénographie d'Ivan Morane

Montage du texte à partie de la correspondance de Louis-Ferdinand Céline Par Emile Bram
Avec l'autorisation de Madame Destouches, François Gibault et les Editions Gallimard.

Emile Brami a composé un montage de textes issus à 90% de la correspondance de Céline sans y ajouter un seul mot. Tout ce que l’on entendra, y compris les rares « fautes » commises par le Docteur Destouches, sera donc du Céline !

30 juin 1961 : Céline écrit une lettre à son éditeur Gaston Gallimard.
Ce sera sa dernière lettre, restée sur son bureau de Meudon. Il meurt le lendemain.
J’ai imaginé les pensées du Docteur Destouches, allongé sur son lit ce dimanche 1er juillet, durant les dernières heures de sa vie. Conscient, lucide, ça, on le sait par les témoignages de sa femme Lucette. Mais, dans sa tête, où en est-il quelques heures, quelques minutes, avant de mourir ?
Notre réponse est : l’écriture, son écriture, la littérature, la sienne, celle des écrivains de son temps et des autres… De « Voyage » à « Rigodon », se repasser le fil, le film des impressions, des sentiments, des colères, des envies de pleurer et de détruire, d’aimer et de le taire.

On revient au 30 juin 1961 : Céline écrit une lettre à son éditeur Gaston Gallimard.
Il meurt.
Alors, dans la pénombre, la voix de Céline :
Eh bien voilà ! Ayant vécu dans bien des endroits, et sous des climats différents, et dans des conditions différentes, je me trouve à présent prié de donner mon impression sur mes chefs-d’œuvre dans un décor de chaise électrique ! Mais ça ne va pas me troubler du tout, et je vais dire tout ce que j’en pense; et personne ne m’empêchera de parler.

Ainsi, tout recommence, toujours.
Noir final.

Ivan Morane