>>> Programmation 2007/2008
Octobre - Novembre - Décembre
Théâtre et marionnettes pour adultes - diptyque
> CARMELLE OU LA DERAISON D’ETRE
Adapté d’un texte de Vincent MACAIGNE
Mise en scène: Marie Charlotte Biais
Avec : Jeanne Videau
Parcours d'une désillusion ou comment la bonne intention est le terreau du diable. Carmelle, personnage fragmentaire, lyrique, vulgaire et mystique est accompagné de son ange gardien qu'elle martyrise, créature elle-même oscillant entre humour noir et tragédie. Monologue où perce maladroitement une folle envie de tendresse. Personnage à fleur de peau et explosif, elle cherche la rédemption dans votre regard compatissant.
> FIDEL OU LA NECESSITE DU DIVERTISSEMENT de Léo PAJON
Mise en scène : Jeanne Videau assistée de Balthazar Voronkoff
Avec : Marie Charlotte Biais
Création marionnette : Marie Charlotte Biais, Jeanne Videau et Balthazar Voronkoff
Fidel, ou la nécessité du divertissement, traite de la façon dont l’individu s’appréhende dans un monde de la représentation, vacillant dans le va-et-vient de l’exhibition et du voyeurisme, de l’objet et du sujet, de l’offre et de la demande, avec son désir de reconnaissance et sa rage d’expression. Fidel est la marionnette d’un présentateur télé, la marionnette d’une marionnette, sur un plateau où tout le monde se dépasse et s’exhibe à en mourir, pour exister.
Co-production: Théâtre Le Guignol de Lyon, Marionnettissimo, le Théâtre de la Marionnette à Paris. Avec l’aide de la DRAC Ile-de-France, le soutien d’ARCADI et de l’Espace Périphérique.
17 octobre -
11 novembre
de Philippe MALONE
Conception et mise en scène : Véro Dahuron
Co-mise en scène : Guy Delamotte
Avec : David Jeanne-Comello, Véro Dahuron, Pierre Puy
Lumières : Fabrice Fontal /
Musique et son : Denis Gambiez /
Vidéo : Florence Gaignaire
Régie : Christophe Dubois /
Dérushage : Mathias Billard et Emmanuel Heron
Que faisiez-vous le 11 septembre 2001 à 15 heures ?
A cette question tout le monde ou presque peut répondre avec une précision extrême. Tout le monde ou presque peut dire avec certitude et au mètre près où il se trouvait, ce qu'il faisait, ce qu'il disait, ce qu'il écoutait. A cette question tout le monde ou presque peut raconter les sentiments qui l'ont alors traversé, peut décrire l'ébranlement du siècle à travers son propre corps. Nous en portons tous les cicatrices. Visibles ou non, elles sont là. Dans la peau et les mots. Dans le ventre et les bouches. Nous avons fait nôtre le souffle du monde.
C’est ce souffle qui anime les témoignages de “Blast”. C’est lui qui a inspiré la pièce et imposé son rythme, hésitant, balbutiant puis consolé emporté malmené par les remous de l’Histoire, la grande, celle des magazines et des journaux télés. C’est lui qui nous relie au monde. C’est lui qui témoigne de l’onde de choc en chacun de nous, et qui rappelle que l’Histoire en traversant les corps se rebaptise mémoire. Le débarquement les bombardements Caen l’Algérie mai 68 Beyrouth Cormelles Bayeux les Twin-Towers la chute du mur...
Au fait, que faisiez-vous le soir du 9 novembre 1989 ?
Philippe Malone
La compagnie est subventionnée par le Ministère de la Culture, la DRAC de Basse-Normandie, le Conseil Régional de Basse-Normandie, le Conseil Général du Calvados, ODACC de la ville de Caen. Remerciements à l’IMEC.
d’après “Le Schizo et les langues” de Louis WOLFSON
© Editions Gallimard
Adaptation et mise en scène : Sylvie Reteuna
Avec: Michel Jurowicz
Lumière: Jean-Claude Fonkenel /
Scénographie, costumes, accessoires: Pierre-André Weitz
Régie générale: Jean-Claude Fonkenel et Pierre-Yves Aplincourt
Le jeune homme malade mentalement, le psychotique, l’étudiant en langues schizophrénique… c’est ainsi que l'auteur se nomme lui-même. « Le Schizo et les langues » n’est cependant pas l’exposé d’un délire – Wolfson ne délire pas - mais le récit de « moments » de la vie du
« schizo » dans lesquels, tel un acteur, Wolfson se met en scène et s’offre à nos regards, avec une acuité qui fascine et une jubilante – et mordante - ironie. Car il est drôle, très drôle. Et comme un acteur, manie avec brio le simulacre. On ne sait jamais vraiment où il se tient : dans la vérité ou dans la simulation ? dans le tragique ou l’ironie ? dans la folie ou la raison ?
L’écriture de Louis Wolfson est une machine de guerre contre l’ordre établi, le pouvoir, qu’il soit politique, familial ou linguistique et nous permet, espérons-le, de questionner et d’affronter, avec une salutaire « folie », la déraison d’une angoisse universelle.
Sylvie Reteuna
Avec la participation du collectif TRANS (direction Jean-Michel Rabeux et Clara Rousseau). La Sibylle fait partie du collectif TRANS qui soutient 4 metteurs en scènes : Sophie Lagier (Cie Acétone), Cédric Orain (La Traversée), Sylvie Reteuna (La Sibylle), Sophie Rousseau (La Môme).
Coproduction : la Rose des Vents - Scène nationale Lille-Métropole,la Compagnie de l’Oiseau-Mouche. Production déléguée: La Sibylle,avec l’aide du Ministère de la Culture et de la Communicationde - DRAC Nord - Pas de Calais, le soutien de la Région Nord - Pas de Calais
et d’ARCADI.